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VISION

Le monde de l’art et l’univers digital semblent s’opposer, tant par leur nature que par leurs usages. Si le premier est fondé sur la rareté et l’expérience physique, le second demeure virtuel et accessible à tous. Dans un marché fondé sur le réseau, internet a transformé les échanges entre ses différents acteurs.

Le développement de l’E-reputation a profondément modifié les rapports d’influence. Celle-ci évolue en permanence en fonction des contenus créés et partagés sur les réseaux sociaux, ayant un impact immédiat sur le succès d’une exposition voire sur la cote d’un artiste. Les galeries et institutions culturelles investissent ainsi ces plateformes où se croisent au quotidien collectionneurs, journalistes et leaders d’opinion. Elles utilisent désormais les codes du storytelling pour créer une proximité avec les publics, promouvoir leurs évènements et valoriser leurs collections.

Au carton imprimé adressé par voie postale s’ajoute désormais une invitation sur Facebook. Les relations publiques deviennent digitales, les catalogues, interactifs, et les visites, virtuelles. Les expositions se traduisent en hashtag, permettant aux followers de partager leur expérience de visite. L’application Instagram est devenue incontournable tandis que 50% des connexions internet proviennent désormais des smartphones. L’achat d’art en ligne se démocratise, offrant une alternative aux circuits traditionnels des foires et des maisons de vente, jugés par certains intimidants ou inaccessibles.

La révolution du numérique a bousculé les formes de diffusion de l’art et transformé les pratiques culturelles. De nouveaux supports permettent d’initier les amateurs d’art tout en renforçant le lien de proximité avec les collectionneurs. Dans un monde où les émotions sont le fil conducteur, la seule condition d’accès à la culture devient ainsi la curiosité.

Thomas Micaletto